Comment bien débuter aux échecs ?

80

Ah les échecs, un jeu qui fascine les hommes depuis des siècles et des siècles. On parle quand même de 15 siècles, vous imaginez la scène à l’époque ? Il y a peut-être de grandes guerres qui ont été décidées sur un échiquier.

Bon je ne suis pas là pour vous parler de l’histoire des échecs mais de comment bien débuter aux échecs. Je précise que dans cet article je ne vais pas vous apprendre à jouer aux échecs, c’est-à-dire que je pars du principe que vous connaissez les règles des échecs (déplacement des pièces, prises, échecs etc.)

Installez-vous confortablement, allé chercher un petit café, on commence tout de suite avec le sommaire. Il faut savoir qu’une partie d’échecs se divise en 3 phases :

  • Le début de partie
  • Le milieu de partie
  • La fin de partie

Ces 3 étapes dépendent du nombre de coups joués et du nombre de pièces qu’il reste sur l’échiquier. Le plus dur, c’est de savoir quand une phase est terminée !

1. Le début de partie ( les ouvertures )

De manière générale, ce sont vos premiers coups qui vont décider du déroulement de votre partie d’échecs.
En terme échiquéen on appelle ça l’OUVERTURE. Pour faire simple, ce sont quelques coups (environ 6 – 8) qui vont amener les blancs et les noirs dans une position spécifique.

Un joueur d’échecs qui maîtrise les ouvertures prendra rapidement l’avantage sur quelqu’un qui joue des coups “au hasard”

Il existe des centaines d’ouvertures et des milliers de variantes ( changement d’un coup dans l’ouverture principale ) qui sont répertoriées dans l’encyclopédie des ouvertures. Disponible en 5 volumes, ça en fait de la lecture !
Certaines ouvertures sont plus populaires que d’autres comme l’ouverture Espagnole avec les blancs ou la Sicilienne pour les noirs. Elles sont choisies par les joueurs car elles offrent plus de possibilités de victoire pour les deux camps.

Toutes les ouvertures répertoriées sont viables, mais certaines amènent à des positions de nulle, sauf que nous, on joue pour la victoire !

L’Espagnole de Fischer
La Sicilienne de Kasparov

Vous allez me dire : mais parmi toutes ces ouvertures, qu’elle est la plus efficace ? Est-ce que je dois en choisir qu’une ? Si oui laquelle ? etc.

Et bien, je dirais que tout dépend de votre style de jeu. Les échecs c’est aussi une question de feeling. Je sais que pour moi, pendant très longtemps, j’avais un style de jeu défensif et j’amenais souvent mes adversaires en finale.
Je me suis choisi une ouverture avec les blancs et une avec les noirs. J’ai appris les variantes des deux ouvertures pour essayer d’en maîtriser un maximum et éviter les pièges en début de partie.

J’ai commencé comme tout le monde à 1400 Elo, puis j’ai grimpé à 1600. Ensuite en renforçant mes ouvertures et mon jeu tactique, je suis passé de 1800 Elo à plus de 2000 points Elo.

L’avantage de bien connaitre une ouverture, c’est que vous pouvez transposer dans une autre position. C’est à dire que vous pouvez transformer, par exemple, une ouverture Gambit Dame à une ouverture Sicilienne.

2. Le milieu de partie

Vous avez survécu à l’ouverture, c’est déjà pas mal. Maintenant vient le moment du milieu de partie. Autant pour les ouvertures, il y a une mécanique de l’esprit assez simple puisque vous pouvez apprendre les 6, 8, 10 premiers coups sans vraiment trop réfléchir.

Mais pour le milieu de partie, il va falloir se creuser la tête, car c’est le moment d’établir un plan stratégique et tactique pour remporter la victoire.

  • Le plan stratégique :
    quand on parle de stratégie c’est une vision à long terme, par exemple vous vous dites que votre attaque va se dérouler sur l’aile Roi de votre adversaire comme ça en final vous allé avoir une meilleure structure de pion etc.
  • Le plan tactique :
    ici c’est à court terme, vous voulez échanger telle ou telle pièce pour permettre de jouer tel ou tel coup qui peut menacer une fourchette ou d’avoir un avantage positionnel

Il faut donc avoir un plan de jeu CLAIR et PRÉCIS

Evidemment votre plan de jeu va évoluer en fonction de la position et des coups de l’adversaire, mais il vous faut une ligne directrice, des objectifs.

Est-ce que je veux aller en final ou non ?
Où est-ce que je dois diriger mon attaque / ma défense ?

Souvent, les débutants ont tendance à jouer des coups et à se dire : “bon on verra bien ce que ça donne” mais ce n’est pas un bon raisonnement. Prenez le temps de réfléchir à ce que vous voulez sur l’échiquier. Vous verrez qu’au bout de nombreuses parties jouer avec votre ouverture, plusieurs schéma de plans vont souvent revenir.

Vous pouvez toujours chauffer vos neurones et améliorer votre sens tactique avec nos mugs position de mat

3. La fin de partie ( les finales )

A ce stade là de la partie, il y a forcément eu une guerre sans pitié sur l’échiquier. Peut-être que vous avez un pion en moins, voire deux à cause d’une attaque ratée.

Mais ce n’est pas perdu d’avance ! Vous êtes en finale, il ne reste plus beaucoup de pièces et de pions et pourtant la position est plus complexe qu’il n’y parait.
Quand j’ai commencé les échecs, les finales c’était quelque chose de compliqué. J’avais beau avoir un avantage sur l’échiquier, je n’arrivais pas forcément à remporter le gain et finissais souvent sur une nulle.

Être bon en final ça ne s’improvise pas. J’ai beaucoup appris en pratiquant, mais aussi en lisant des livres sur les finales, car oui les finales ça s’apprend un peu comme les ouvertures.

Ce livre m’a aidé à développer mes finales mais vous avez le choix sur Europe Échecs ou d’autre site Amazon etc.

Seuls des ouvrages ou des parties de grands maîtres pourront vous aider à savoir si quel type de finales sont gagnantes ou non.

4. Conclusion

On sait que les échecs c’est un jeu complexe, car on réfléchit tout au long de la partie et qu’il n’y a pas la place au hasard. Mais c’est ce qui fait le charme de celui-ci. Même après des défaites ou des victoires, analysé votre partie. Pour résumer cet article :

  • Début de partie :
    choisissez quelques ouvertures selon votre style de jeu. Apprenez à transposer de position selon les variantes.
  • Milieu de partie :
    construisez un plan stratégique sur le long terme, affaiblissez votre adversaire avec un plan tactique
  • Fin de partie :
    regardez les parties de grands maîtres, vous allez apprendre bien plus

Bonne partie d’échecs à tous !

Laisser un commentaire

Derniers articles

Partagez cet article aux autres joueurs d'échecs

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter